Le danger ne vient pas d'où vous pensez

« Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, essayez la routine. Elle est mortelle. » — Paulo Coelho

Nous adorons la sécurité. Nous aimons contrôler, planifier, prévoir, anticiper. Tout doit filer droit. Et lorsqu'un grain de sable vient enrayer la machine, nous sommes perdus. Notre monde s'écroule, notre illusion de contrôle part en fumée. Nous appelons ça « la faute à pas de chance », une « vie de merde », la poisse, j'en passe et des meilleurs. Et pourtant, c'est dans ces moments là que vous construisez votre vie.

La bêtise du principe de précaution

Pensez-y deux minutes, la précaution est devenue un principe de base. Il vaut mieux être prudent. Quand on ne sait pas, quand il y a un risque, on retient le principe de précaution. Mais qui peut se vanter de savoir ? Qui peut dire qu'il est sûr à 100 % de ce qui arrivera ? Personne. Par défaut, il vaut donc mieux être prudent. « On ne sait jamais ».

La prudence est devenue supérieure au courage. Qui peut croire que l'homme avance dans la vie grâce à la prudence ? Est-ce que l'expression « Aller, prudence, tu vas y arriver ! » a un sens ? Je ne dis pas que la prudence doit être oubliée, et qu'il faut faire n'importe quoi tout le temps. Je dis juste qu'il faut reconsidérer les priorités que nous fixons à nos principes.

Si l'on fait de la prudence la réponse par défaut à tout problème, comment pouvons nous espérer avancer dans la vie ? Est-ce qu'il ne vaut mieux pas, au moins de temps en temps, oublier sa prudence et se lancer quand-même ? Aimer avoir peur, en quelque sorte.

Le confort est dangereux

La routine est confortable. Faire ce que l'on sait faire, rencontrer ceux que l'on connait déjà, rêver d'aventure dans son canapé, tout ça est confortable. Mais, à bien des égards, ennuyeux. Il est même possible, qu'arrivé à un certain stade de routine, on ne prenne même plus conscience de ce qu'est devenu la vie : une succession de moments sans saveur.

En plus de présenter le risque d'être, à la longue, ennuyeux, le confort à outrance présente un autre souci : celui d'oublier comment gérer les situations imprévues. Au lieu de considérer les situations « imprévues » de la vie comme faisant partie de cette dernière, nous les dramatisons et nous nous comportons en victimes.

Être licencié, être assigné en justice, rater son examen, se séparer : tout cela fait partie de la vie. Que vous le vouliez ou non, quelque chose du genre vous arrivera un jour. Et ça ne sera pas la faute à pas de chance, ça ne sera pas une « vie de merde », ça sera seulement la vie, et ce que vous en ferez.

Plus je suis confronté à ce style de choses plus je me rends compte que la meilleur façon de les gérer c'est d'y être habitué. Et comment on s'habitue à gérer l'imprévisible ? On le provoque, à petites doses. Plus l'on prend l'habitude de sortir de sa zone de confort, plus l'on apprend à gérer des tas de situations différentes.

Soutenir le regard des autres dans la rue, changer d'emploi régulièrement, partir à l'étranger, reprendre ses études, apprendre une nouvelle langue, chanter en public, se passer entièrement de café, supprimer la télé de son salon, reprendre le sport, quitter son emploi, devenir écrivain ont été pour moi de vrais challenges. Et ce n'est que le début.

Et pour vous, quels sont vos prochains challenges ? Quand décidérez-vous de finalement sortir de votre zone de confort ? De faire cette chose que vous n'osez pas ? De vivre la dangereuse aventure de votre vie avant que l'ennui mortel ne vous emporte ?

Hop hop hop, qu'attendez-vous ? C'est maintenant ou jamais !

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