J'ai pourtant tout ce qu'il faut pour être heureux !

Essayer de se persuader que l'on doit être heureux parce que l'on a tout ce qu'il faut pour l'être est une totale aberration. Pensez-y un peu 2 secondes. Le fait même de prononcer cette phrase affirme le contraire : si vous aviez tout ce qu'il fallait pour être heureux, vous ne seriez pas en train de vous demander pourquoi vous ne l'êtes pas, ou pas totalement.

Le bonheur hérité des autres

La seule chose que cela met en évidence c'est que vous écoutez plus les autres et le monde extérieur que vous même. Personne ne pourra être heureux à votre place, vous seul avez les clés de votre propre bonheur. Alors pourquoi vous obstiner à tout le temps vous référer à des modèles de bonheur extérieur ?

Tout d'abord, êtes-vous sûr que ces modèles auxquels vous vous référez sont vraiment heureux ? À quoi jugez vous cela ? Juste à la perception que vous avez d'eux. Il n'est pourtant plus à prouver qu'être une star internationale ne rend pas heureux alors que beaucoup de personnes aimeraient avoir leur notoriété et leur argent. On ne compte plus les suicides parmis les stars richissismes de renommée mondiale.

D'ailleurs, êtes-vous sûr que ceux qui semblent heureux à vos yeux le sont parce qu'ils ont "tout ce qu'il faut pour l'être" ? N'est-ce pas l'inverse ? Est-ce qu'ils n'ont pas obtenu tout ce qu'ils ont tout simplement parce qu'ils ont réussi à être heureux, et que c'est cet état de bonheur qui leur a permis d'obtenir naturellement ce qu'ils voulaient ? Ça peut valoir le coup de se poser la question.

Quoiqu'il en soit, vous savez au fond de vous que ça ne marche pas. Même si vous vous efforcez à l'enfouir au fond de vous même, ça revient constamment à la surface : vous avez l'impression de ne pas vivre le bonheur que vous aimeriez vivre. Et pour cause, la notion de la vie à mener que vous avez est encore la vision que vous avez héritée de votre passé. Ce passé est imprégné de votre enfance, de votre éducation, de vos influences culturelles et religieuses.

Vous êtes-vous déjà arrêté dans votre vie pour vous demander ce qu'être heureux voulait dire pour vous ? Pas ce qu'être heureux semble vouloir dire pour tout le monde (avoir un travail, gagner de l'argent, avoir une maison, j'en passe et des meilleurs) non, mais bien ce que ça veut dire pour vous.

Votre bonheur

Vous seul pouvez savoir ce qu'être heureux (ou pas) signifie. Ce que la société, vos parents, vos connaissances pensent de cela n'a qu'assez peu d'importance si vous ne ressentez pas ce sentiment de bonheur et d'accomplissement au fond de vous.

Vous avez alors deux choix :


  • vous acceptez que les conditions du bonheur fixées par les autres et la société sont gravées dans le marbre et que vous n'aurez alors jamais accès au bonheur (puisque ça ne marche pas pour vous),

  • vous remettez en cause ce que "la société" a établit comme choix par défaut pour définir les conditions du bonheur.

Le premier choix est clairement le choix de la facilité. Vous choisissez de vivre votre vie en préférant « ne pas trop faire de vagues » et ne pas prendre de risques. Vous acceptez que si tout le monde le croit, c'est que ça doit être vrai. Vous aimez votre zone de confort et n'êtes pas prêt à en sortir. C'est une solution qui peut être acceptable si elle est choisie et non subie. Êtes-vous sûr d'avoir choisi cette situation pour d'autres raisons que la peur d'essayer autre chose ? Êtes-vous sûr de vous être posé à un moment et de vous être dit :


  • l'argent fait le bonheur

  • le travail (peu importe si il est plaisant) fait l'argent

  • je dois donc être heureux avec l'argent gagné via mon travail
    Si la réponse est « oui », très bien. J'avoue à ce moment là ne pas comprendre pourquoi vous êtes en train de lire cet article. Est-ce qu'au fond de vous, tout cela ne sonnerait pas creux ? Êtes-vous sûr de pouvoir, sur votre lit de mort, regarder votre vie et vous dire « j'ai vécu de la façon dont je voulais et je n'ai rien à regretter ». Ça vaut le coup de se poser la question avant d'y être pour de vrai.

Si en revanche vous commencez à vous demander en quoi la façon d'atteindre le bonheur devrait être la même pour tout le monde, vous avez déjà fait un pas de géant par rapport à une majorité de personnes. Vous commencez à regarder par le trou de la serrure et ce que vous découvrirez derrière la porte pourrait bien changer votre vie à jamais.

Qu'est-ce qu'il vous manque concrêtement ?

Le « problème » vient généralement du fait qu'il ne vous manque rien de matériel pour être heureux. Vous devez déjà le savoir au fond de vous. Vous avez beau acheter le dernier gadget à la mode, la dernière voiture, le bonheur que ces choses vous procurent n'est que temporaire. Les obtenir a juste comme conséquence inévitable de vouloir quelque chose d'autre, encore plus grand, encore plus cher, encore plus fugace.

Ce qu'il vous manque vraiment c'est la clé de cette porte. Vous connaître, vous écouter, vous faire grandir, affronter vos peurs, c'est tout cela qu'il va falloir apprendre à faire pour pouvoir crocheter la serrure. C'est en effet moins facile que dépenser X milliers d'euros pour obtenir un objet, mais croyez moi c'est bien plus payant sur le long terme.

Je veux être heureux, par où je commence ?

À vrai dire vous avez déjà commencé sans peut-être vous en rendre compte. Faire la démarche d'essayer de comprendre les raisons de son « non-bonheur » est déjà un pas dans la bonne direction. Petit avertissement cependant : ne vous attendez pas à trouver la réponse à toutes vos questions dans un simple article de blog. Trouver comment l'on peut être heureux est un chemin long et fastidieux que seul vous pourrez parcourir. Il vous occupera d'ailleurs toute votre vie.

Il y a en revanche trois choses fondamentales sur lesquelles il faut travailler, vous pouvez déjà commencer par là, ça vous ouvrira la porte à d'autres réflexions :


  • Apprendre à se connaître pour comprendre ce qui peut nous rendre heureux dans la vie

  • Apprendre à positiver et à voir la vie du bon côté

  • Apprendre à affronter ses peurs pour pouvoir passer à l'action. Ces peurs sont bien plus nombreuses qu'on ne le croit : peur d'être rejeté, peur de blesser, peur de l'inconnu, peur de se sentir seul, peur d'échouer, peur de réussir, j'en passe et des meilleures.

Pour apprendre à se connaître, vous pouvez commencer par essayer de passer le test MBTI. C'est un test de personnalité qui va déjà vous permettre de cerner quelques traits de votre caractère. Ce test vous classera selon 4 lettres (ENFP pour moi) et commencera à vous donner des indications sur comment interpréter votre comportememt et vos relations avec les autres. Le problème de ce test c'est qu'il est règlementé et/ou copyrighté et qu'il ne peut normalement être effectué que par un professionnel. Vous trouverez en revanche des sites qui vous permettront de trouver vos 4 lettres gratuitement. Je vous conseille d'en essayer plusieurs pour être sûr de votre type, en voilà quelques uns (vous en trouverez d'autres sur google) :

Ces tests sont peut-être moins bons que ceux que l'on peut passer auprès de professionnels, mais ils devraient déjà pouvoir vous donner une petite idée. Vous pouvez aussi lire la description des 16 types possibles et essayer de trouver laquelle vous correspond le mieux.

Il faudra ensuite trouver ce qui vous fait vibrer dans la vie, ce qui est en alignement avec vos valeurs, ce que vous êtes au plus profond de vous. Essayer de trouver comment vous pouvez donner un sens à votre vie sur cette planète pour être fier de votre parcours quand votre temps sera venu. C'est un vaste sujet qu'il est impossible d'aborder en un seul post de blog. J'y reviendrai sûrement dans d'autres articles. Pour les anglophones parmis vous, vous pouvez aller consulter l'article de Steve Pavlina : « Comment trouver le but de votre vie en 20 minutes ». Je vous conseille les articles en rapport avec celui là en bas de la page aussi, et à vrai dire le blog dans son intégralité est une mine d'or en ce qui concerne le développement personnel.

Pour apprendre à voir la vie du bon côté la meilleure chose que j'ai pu lire jusqu'ici c'est le livre de David J. Scwartz La magie de voir grand - Fixez-vous des buts élevés... et dépassez-les !. Si ce sujet vous intéresse, vous pouvez vous le procurer les yeux fermés et en faire profiter toute votre famille.

La peur se manifeste de plusieurs façon : peur de l'échec, peur de parler en public, peur de réussir, peur de se retrouver seul, peur de prendre des décisions, etc. Je suis sûr que vous pouvez trouver nombre de peurs chez vous. Le problème c'est que si vous n'arrivez pas à faire avec, elles peuvent entièrement bloquer vos vies. Pour affronter ses peurs, il va falloir s'y entrainer. C'est comme un entrainement de musculation. On commence par soulever de petits poids au début puis l'on augmente progressivement. Si l'on ne peut soulever que 5 kg, essayer de soulever 20 kg sera voué à l'échec. En revanche si l'on peut soulever 5kg, essayer d'en soulever 6 ou 7 la prochaine fois est la bonne façon de progresser.
C'est strictement pareil pour affronter ses peurs. Si l'on n'arrive pas à regarder quelqu'un dans les yeux quand on lui parle, faire une conférence devant 500 personnes semblera compliquée. En revanche, essayer de soutenir tous les regards que l'on croise dans la rue et d'attendre que ce soit l'autre qui baisse les yeux semble être une première étape plus raisonnable. Il faudra ensuite constamment s'entrainer si on ne veut pas perdre les nouveaux muscles de la confiance en soi fraîchement acquis.
Un bon point de départ sur le sujet est le super livre de Susan Jeffers Tremblez mais osez : Qu'est-ce qui vous empêche d'être celui que vous voulez être et de mener la vie dont vous rêvez ?.

En espérant avoir commencé à faire brûler une petite flamme en vous que vous prendrez plaisir à faire grandir. Vous êtes fascinant, ne l'oubliez pas ! D'ici à la prochaine fois, considérez cette citation de Mark Twain que j'affectionne particulièrement : « Ils ne savaient pas que c'était impossible alors ils l'ont fait ».

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