Gérer les personnes difficiles

Cet article fait partie de la traduction du livre « The one skill » de zenhabits

Du chauffard désagréable au collègue de bureau aux manies énervantes en passant par les enfants qui ne font pas ce qu'on leur demande, les gens peuvent être frustrants.

Même si je ne prétends pas que nous devrions juste être contents avec le comportement horrible des autres, apprendre à se libérer de la manière dont nous voulons qu'ils se comportent peut nous rendre beaucoup plus heureux. Prenons Marie comme exemple : elle est en colère car Scott s'est énervé méchamment contre elle et a été particulièrement odieux et insultant.

Scott n'a aucune excuse pour son mauvais comportement… mais la colère de Marie en réponse ne va surement rien arranger du tout, pas plus que son énervement ne va la rendre heureuse.

Il y a quelques points à noter ici :

  1. Scott passe probablement une sale journée, ou il ne gère pas très bien le stress ou il a des soucis pour s'exprimer. Peu importe le problème, il n'est pas causé par Marie mais par les soucis de son collègue.

  2. Même si Scott avait de légitimes remarques à faire à Marie (peut-être qu'elle a fait quelque chose de mal), il aurait pu le faire calmement ou de manière constructive. Mais il ne l'a pas fait, donc même si Marie aurait pu comprendre ses arguments (ne pas utiliser Comic Sans MS dans des rapports professionnels), elle n'a pas besoin de faire d'efforts pour lire dans sa colère. Il a un souci pour gérer sa colère : le souci vient de lui, pas d'elle.

  3. Marie peut et devrait répondre à Scott, mais répondre dans la colère n'aidera en rien. Si elle peut laisser aller sa réponse agressive (qui vient naturellement), elle pourra répondre calmement et de manière constructive.

  4. Ce n'est pas de la responsabilité de Marie de changer Scott. Même si elle essayait de le faire, elle ne pourrait pas le forcer à être une personne plus agréable. À la place, elle peut changer sa propre réponse qui est de sa responsabilité.

  5. Cependant, Marie peut faire preuve de compassion ici, même si elle ne trouve pas que Scott « le mérite ». Ce qu'il mérite n'est pas le problème. S'il souffre, elle peut être plus forte et essayer de faire preuve de compassion envers la souffrance de Scott (et la sienne). Ça améliorera la situation et pourra peut-être les rendre plus heureux tous les deux.

Je suis conscient que beaucoup de personnes vont s'attarder sur ce qui est « bien » ou pas dans cette situation. Scott a tort et mérite d'être puni ou corrigé, mais ne devrait surement pas s'en tirer si facilement et être traité avec compassion. C'est là que se trouve le problème : notre idéal au sujet de ce qui est « bien » ou « juste ». Il n'y a pas de « bien » absolu : c'est juste un de nos idéaux. Nous nous attendons à ce que tout le monde se comporte de la « bonne » manière, mais ça n'arrive pas dans la réalité.

S'accrocher à nos idéaux au sujet de comment les autres devraient se comporter (ce qui n'est pas la réalité) est ce qui nous cause de la colère, de la frustration, du stress et des déceptions. À la place, nous pouvons lâcher prise sur ces idéaux et accepter la réalité.

Qu'elle est la réalité ? Scott souffre, est colérique, est stressé au sujet de quelque chose et a mal réagi. Marie peut accepter cela et se débarrasser de ses idéaux et de la colère qui en découle afin de répondre de manière plus calme et compatissante. Elle peut gérer Scott de manière appropriée au lieu de réagir avec colère de manière inappropriée.

Même si ce n'est pas évident, se débarrasser de ses idéaux, accepter la réalité, réagir de manière appropriée et compatissante peut s'apprendre.

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