Faire le mauvais choix

On regrette souvent d'avoir pris la mauvaise décision, d'avoir fait le mauvais choix. Le fameux « Ah si j'avais su ». Tout ça pourquoi ? Parce que le résultat de notre décision est pénible, douloureux, difficile à vivre, non conforme à nos attentes. On a quitté notre zone de confort. Mais est-ce que ce sont les bons critères de jugement ? Est-ce que finalement, s'être mis dans la position de vivre quelque chose de pénible est forcément quelque chose que l'on aurait du éviter ? Il m'est avis que non.

Soyez prêt à en baver

À l'opposé de survivre, vivre c'est prendre des risques. Et forcément lorsque l'on prend des risques, on sort de sa zone de confort (qui ne s'appelle pas comme ça pour rien). Dans le coup, inévitablement, des choses vont « aller de travers ».

Il est possible que vous vous retrouviez endetté, que vous perdiez votre emploi, que vous perdiez quelques amis, et alors ? Vous ne serez pas le premier ni le dernier, ces évènements font partie de la vie. Ne croyez pas qu'il y a ceux qui ont la chance d'avoir une super vie et les autres. Il y a juste ceux qui se servent de leurs moments difficiles pour construire quelque chose d'autre, et ceux qui s'arrêtent là.

Le but ce n'est pas d'éviter d'avoir des moments difficiles (c'est de toute façon impossible), le but c'est d'apprendre à les gérer pour en tirer le meilleur parti possible.

La complainte du phoque en Alaska

Essayez de remarquer les moments où vous regrettez les décisions que vous avez prises et que vous aimeriez pouvoir changer. C'est un signe que vous ne prenez pas vos responsabilités et n'assumez pas ce que vous avez fait pour en arriver là.

Le souci ce n'est pas la décision que vous avez prise car c'était, avec les informations dont vous disposiez, la meilleure à prendre. Vous ne connaissiez pas le futur, ça ne sert donc à rien de se dire, « si j'avais su ». Le souci vient uniquement de l'interprétation que vous en faites. Vous n'avez aucune certitude que faire un autre choix aurait été mieux, alors acceptez d'être là où vous êtes, car c'est l'endroit parfait pour continuer à avancer.

Avoir des ennuis est bon signe

Il y a ensuite deux attitudes possibles :


  1. « Je le savais bien que je n'aurais pas du sortir de mes habitudes, on ne m'y reprendra pas. »

  2. « Ça n'a pas marché. Voyons voir pourquoi et ce que je peux faire pour avancer. »

Il y en a une qui peut vous faire avancer et l'autre qui n'est qu'une excuse pour retomber dans sa zone de confort. Avec la première vous vous auto-rassurez : vous aviez raison, il est arrivé ce dont vous aviez peur et c'est une bonne raison pour ne pas ré-essayer. Vous abdiquez à la première difficulté. Ne venez pas ensuite vous plaindre que votre vie ne vous plaît pas.

Avec la deuxième attitude, vous admettez que le chemin que vous avez emprunté ne vous a pas mené là où vous auriez voulu, très bien. Vous pouvez donc maintenant en essayer un autre et grandir. Si vous n'essayez rien (et donc n'échouez jamais) vous ne progresserez jamais.

Alors ne vous cherchez pas d'excuses et ne regrettez pas, c'est complètement stérile comme attitude. Lorsque vous êtes en difficulté, acceptez-le et prenez le temps de réaliser que ce n'est pas la faute d'un mauvais choix du passé. C'est la faute de la manière dont vous voyez cet évènement. Si vous choisissez de le voir de manière positive, il le sera.

Alors lancez-vous, soyez prêts à en baver. Vous avez juste à apprendre à aimer ça.

"What seems nasty, painful, evil, can become a source of beauty, joy, and strength, if faced with an open mind." ~Henry Miller

« Ce qui semble méchant, pénible et mal peut devenir source de beauté, de plaisir et de force lorsqu'on y fait face l'esprit ouvert. » ~Henry Miller

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